Le groupe Santa Revuelta de Buenos Aires est de toutes les luttes sociales. La musique qu’ils font est extraordinairement festive. Entre la « salsa-reggae » et l’orchestre de cuivres, les rythmes sont entraînants, l’énergie est contagieuse. Les musiciens de Santa Revuelta ont choisi l’humour, l’ironie et le sourire pour parler de toutes leurs luttes politiques et économiques. Anibal écrit, Charly compose (ou l’inverse), les deux chantent et d’autres musiciens se joignent à eux, selon les occasions.





Sans être affiliés à aucun parti politique, ils sont de toutes les causes populaires et jouent à tout moment, gratuitement, dans les blocages routiers, les lignes de piquetage, les mobilisations de travailleurs, les occupations d’usines…

Dans le contexte de la crise économique, ressentie particulièrement férocement en Argentine, leurs chansons sont devenues des slogans, des hymnes à chanter dans les mobilisations de travailleurs, comme par exemple « Yo no soy Robocop » (je ne suis pas Robocop) ou encore « Yo soy el desocupado / yo no voto ni mamado / al que vende a mi Nación » (je suis le chômeur, je ne voterai pas, même si j’étais saoul, pour celui qui vend ma nation).

Ils jouent aussi pour « la vérité, la mémoire et la justice » (par exemple lors du 25ième anniversaire du coup d’état militaire), contre l’impunité, pour la solidarité avec Cuba, les luttes indigènes, pour les chômeurs (en fait tous les travailleurs « désoccupés »), la dignité, contre la pauvreté… Ils improvisent pour chaque événement et s’inspirent de l’actualité pour les thèmes de leurs chansons. Leur humour est décapant et leur critique est tout à fait pertinente.



© Productions Multi-Monde 2005