Sans être affiliés
à aucun parti politique, ils sont de toutes les causes populaires
et jouent à tout moment, gratuitement, dans les blocages
routiers, les lignes de piquetage, les mobilisations de travailleurs,
les occupations d’usines…
Dans le contexte
de la crise économique, ressentie particulièrement
férocement en Argentine, leurs chansons sont devenues des
slogans, des hymnes à chanter dans les mobilisations de travailleurs,
comme par exemple « Yo no soy Robocop » (je
ne suis pas Robocop) ou encore « Yo soy el desocupado / yo
no voto ni mamado / al que vende a mi Nación » (je
suis le chômeur, je ne voterai pas, même si j’étais
saoul, pour celui qui vend ma nation).
Ils jouent
aussi pour « la vérité, la mémoire et
la justice » (par exemple lors du 25ième anniversaire
du coup d’état militaire), contre l’impunité,
pour la solidarité avec Cuba, les luttes indigènes,
pour les chômeurs (en fait tous les travailleurs « désoccupés
»), la dignité, contre la pauvreté… Ils
improvisent pour chaque événement et s’inspirent
de l’actualité pour les thèmes de leurs chansons.
Leur humour est décapant et leur critique est tout à
fait pertinente.
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