
Le
Conseil Indigène Populaire de Oaxaca
Le Conseil Indigène Populaire de Oaxaca (CIPO-RFM, Mexique)
a vu le jour en 1997 et regroupe plusieurs communautés autochtones
: zapotèques, triques, ñuu savi, chinantecas, mixes,
etc. Ces communautés autonomes s’entraident et travaillent
à promouvoir l’auto-gestion, la démocratie directe
et la libre association des peuples. Ce faisant, elles luttent contre
la pauvreté, la misère et la discrimination qui touchent
particulièrement les Indigènes de la région
(et de toute l’Amérique). Le CIPO, « ennemi
obstiné de l’injustice » doit faire face
à de la répression, des disparitions, des assassinats.
Mais les communautés réussissent à tisser,
petit à petit, un réseau de mobilisation et de solidarité
internationale.
Le CIPO : http://www.nodo50.org/cipo
Communauté d'autodétermination, de vie et de dignité
(Cavida)
Le déplacement
forcé en Colombie est reconnu comme un des pires problèmes
sociaux du pays, avec plus de deux millions de personnes déplacées
depuis dix ans. La région du Choco, près de la frontière
avec le Panama, est la plus touchée.
La communauté CAVIDA (Territoire de vie et de dignité)
de la région du Choco en Colombie est courageusement impliquée
dans la résistance au déplacement forcé. En
1997, les 300 familles réparties dans 23 villages de la région
de la Cacarica au Choco ont dû fuir les assassinats et la
terreur exercée par les groupes paramilitaires, et ont rejoint
un camp de réfugiés dans une ville de la côte.
Quatre ans plus tard, ils sont retournés chez eux avec l’appui
d’organismes de défense des droits humains et d’observateurs
internationaux. Les musiciens de ces communautés ont enregistré
un disque sur le chemin du retour, « Oyeme Choco »,
pour conserver la mémoire des injustices qu’ils ont
subies. Malheureusement, leur combat n’est pas terminé
: leurs terres sont convoitées par de grosses compagnies
agro-industrielles et la menace des paramilitaires est encore très
présente.
Comision
intereclesial Justicia y Paz : http://justiciaypazcolombia.com/
Projet accompagnement solidarité Colombie (PASC) : http://www.pasc.ca
Le Mouvement des Sans Terre
Depuis sa fondation
il y a 20 ans, le Mouvement des Sans Terre demande que les terres
non exploitées des « fazendeiros » soient
attribuées aux paysans. Le MST a réussi à devenir
un mouvement social puissant qui compte deux millions de membres
et est présent partout au Brésil. Il a provoqué
une vaste prise de conscience sur l'urgence de la réforme
agraire. Privilégiant l'autosuffisance alimentaire et la
diversification des cultures, le MST cherche d'abord à nourrir
ceux qui travaillent la terre. Il base son action sur la négociation
ou la pression sociale organisée : il appuie l'installation
de paysans sans terre en campements provisoires – «
acampamentos » - sur des terres non exploitées, obtient
des parcelles incultes sur lesquelles s'établissent les paysans
sans terre bénéficiaires de la réforme agraire
–« assentamentos ». Une des promesses électorales
de Président Lula da Silva était de redistribuer des
terres à 400 000 paysans. Le MST fait remarquer qu’on
est loin d’avoir respecté cet engagement.
Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra : http://www.mst.org.br/
Les
mouvements piqueteros
Depuis le milieu des années 90, les mouvements de piqueteros
(travailleurs sans emploi) ont surgi en Argentine vu l’accroissement
débridé du chômage (de 7% en 1992 à 22%
en janvier 2002) conséquence de la privatisation des grandes
entreprises du pays. Ces piqueteros tentent d’assurer leur
survie en revendiquant des compensations de l’État.
Ils organisent des blocages routiers (piquetes), des occupations,
des cuisines collectives… En décembre 2001, la population
argentine se débarrassait du gouvernement de Fernando de
la Rua par une manifestation et un cacerolazo gigantesques à
Plaza de Mayo, au coeur de Buenos Aires. Ce coup d’éclat
populaire spontané peut s’inscrire dans la plus longue
histoire des mouvements de piqueteros qui, depuis des années
déjà, exprimaient leur ras-le-bol face à la
misère croissante, aux mises à pied massives et à
la logique néolibérale de leur gouvernement. De nombreux
groupes de piqueteros sont actifs dans toutes les régions
de l’Argentine.
Indymedia Argentine:
http://www.argentina.indymedia.org
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