Lila
Downs explique qu’elle choisit ce qui est important pour elle,
c’est-à-dire des styles musicaux ou des rythmes qui
ont une portée « politique », qui ont
pu être utilisés comme armes de résistance.
Elle chante ses compositions ou elle puise au vaste répertoire
de la musique indigène de la Mésoamérique.
Ses textes sont engagés, ses préoccupations et sa
démarche artistique le sont tout autant.
Elle
a dédié son album « Border/La Linea
» a tous ceux qui sont morts d’avoir voulu traverser
du Mexique aux États-Unis. Elle s’accompagne d’instruments
pré-colombiens ou d’instruments traditionnels mexicains
(qu’utilisent les mariachis ou les nortenos), elle chante
en espagnol, en anglais, en nahuatl, en zapotèque ou en miztec.
Elle y présente des chansons inspirées de la vie autour
de la frontière : les travailleurs qui migrent, les rêves,
les difficultés, et aussi le racisme que subissent les indigènes
comme dans « Smoke », son récit du massacre
d’Acteal (en 1997 au Chiapas). Son magnifique dernier album,
One Blood/Una Sangre, reprend les mêmes thèmes.
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