Née d’une mère indigène du Mexique (mixteca) de la région de Oaxaca et d’un père américain, on pourrait dire de Lila Downs qu’elle explore le meilleur de tous les mondes. Elle a grandi à la fois dans les montagnes de la Sierra Madre, au sud du Mexique, et dans le Minnesota. Auteure, compositeure et interprète, elle s’inspire de diverses traditions, particulièrement des musiques traditionnelles des indigènes du Mexique, en y ajoutant une touche de hip-hop, de jazz ou de gospel.







Lila Downs explique qu’elle choisit ce qui est important pour elle, c’est-à-dire des styles musicaux ou des rythmes qui ont une portée « politique », qui ont pu être utilisés comme armes de résistance. Elle chante ses compositions ou elle puise au vaste répertoire de la musique indigène de la Mésoamérique. Ses textes sont engagés, ses préoccupations et sa démarche artistique le sont tout autant.

Elle a dédié son album « Border/La Linea » a tous ceux qui sont morts d’avoir voulu traverser du Mexique aux États-Unis. Elle s’accompagne d’instruments pré-colombiens ou d’instruments traditionnels mexicains (qu’utilisent les mariachis ou les nortenos), elle chante en espagnol, en anglais, en nahuatl, en zapotèque ou en miztec. Elle y présente des chansons inspirées de la vie autour de la frontière : les travailleurs qui migrent, les rêves, les difficultés, et aussi le racisme que subissent les indigènes comme dans « Smoke », son récit du massacre d’Acteal (en 1997 au Chiapas). Son magnifique dernier album, One Blood/Una Sangre, reprend les mêmes thèmes.



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