Historique
Les artistes et les mouvements sociaux en Amérique latine sont issus d’une riche histoire que nous voulons évoquer. La résistance à la mondialisation et les luttes contre la mainmise nord-américaine, par exemple au Nicaragua, au Salvador ou à Cuba, ont eu des répercussions dans le monde entier. Ces luttes ont toutes, sans exception, déclenché des vagues internationales de solidarité et fait propager l’idée que des sociétés meilleures étaient envisageables. Idées « dangereuses » pour la pensée unique et le capitalisme triomphant s’il en est.

Cette résistance s’est reflétée dans les grands mouvements de chanson engagée, qu’on pense à la Nueva cancion, propulsée par Violeta Para, Victor Jara, au Chili ou au Tropicalisme au Brésil avec Caetano Veloso et Gilberto Gil.






C’était le temps des dictatures féroces qui ont essayé de détruire l’élan de la chanson de résistance par voie d’assassinats et par l’utilisation de la répression. Nous sommes aujourd’hui à l’ère de la dictature du libre-échange et la répression de la dollarisation. En réponse à ces changements, les populations et les artistes développent de nouvelles formes de résistance, de nouvelles formes de chansons.

A l’époque, le retour aux formes et aux instruments de musique traditionnelle et folklorique relevait de la résistance à l’invasion de la monoculture nord-américaine. Bien que cela constitue toujours aujourd’hui un terrain de résistance, ce n’est pas le dogme. Ainsi, on retrouve aussi des formes empruntées et influencées par l’Amérique du Nord comme le rap, le hip-hop qui se conjuguent à un riche éventail de rythmes et de sons typiquement "latinos".







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