Le fusil sur la tempe,
les paysans du bassin de la Cacarica avaient alors promis de revenir.
Quatre ans plus tard, ils ont finalement pris le chemin du retour,
non sans l’appui nécessaire d’organismes de défense
des droits humains et d’observateurs internationaux.
Les
musiciens de ces communautés ont ainsi enregistré
un disque, « Oyeme Choco », pour conserver
la mémoire des injustices qu’ils ont subies. Le vallenato,
la chirimia et le rap sont les styles musicaux populaires qu’ils
ont choisi, composant paroles et musiques eux-mêmes, non seulement
pour témoigner des 70 assassinats et de leurs terres illégalement
exploitées pendant ces années, mais aussi pour affirmer
leur résistance, pour demander que les coupables soient punis,
pour réclamer justice, fraternité, vie et dignité.
La musique est variée : les jeunes ont choisi de s’exprimer
sur des rythmes de rap, et les plus vieux reprennent les airs de
vallenato à l’accordéon. Les mélodies
de Oyeme Choco font maintenant partie de leur quotidien.
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