Mohamed Cherfi est de retour au Canada.

le 5 août 2009 -- Mohamed Cherfi est finalement de retour au Canada. Félicitations à Mohamed et sa conjointe Louise Boivin de Malcolm, Eylem, Lucie et toute l'équipe de Productions Multi-Monde!

Voici l'article de Radio Canada: "Cinq ans. C'est le temps qu'il aura fallu à Mohammed Cherfi, expulsé du Canada en 2004, pour obtenir sa résidence permanente et pouvoir revenir vivre au Canada.

Arrivé au pays en 1999, il défendait la cause de sans-papiers algériens, avant que le Canada ne lui refuse son propre statut de réfugié.

Immigration Canada estimait que Mohamed Cherfi n'était pas parvenu à s'intégrer, et qu'il n'avait pas d'emploi rémunéré. Ce dernier était alors porte-parole des sans-papiers algériens au Québec.

En 2004, il était allé trouver refuge à l'Église unie de Québec, avant d'être arrêté pour bris de probation et d'être déporté aux États-Unis. Là, il passera 16 mois en détention, avant d'obtenir le statut de réfugié américain.

Le gouvernement du Québec lui avait aussi délivré un certificat de sélection en 2005, étape préalable à la résidence permanente.

C'est là que souhaitait vivre Mohammed Cherfi, afin d'être auprès de sa conjointe Louise. C'est chose faite, après cinq ans de démarches et d'exil américain."

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Communiqué de presse
Délais abusifs : Le retour de Mohamed Cherfi au Québec ne peut plus attendre
Le mercredi 7 novembre 2007

Québec, 7 novembre 2007. - La conjointe et les sympatisants de Mohamed Cherfi dénoncent les délais abusifs dans l'enquête de sécurité préalable à son retour au Québec, dernière étape du traitement de la demande déposée il y a près de deux ans. Ils demandent aux autorités concernées que le traitement de sa demande d'immigration au Canada prenne fin une fois pour toutes.

Mohamed Cherfi a été sélectionné dans le cadre du programme d'immigration humanitaire du gouvernement du Québec il y a deux ans. La part de responsabilité du gouvernement fédéral se résume à l'examen médical, qui a été réalisé, et à l'enquête de sécurité, qui dure depuis au moins un an. « Le responsable administratif du dossier m'a dit en novembre 2006 que l'enquête de sécurité restait à compléter, raconte sa conjointe Louise Boivin. Ces délais excessifs nous causent des préjudices importants. Ils ont tout en main pour trancher et ils savent très bien que Mohamed ne constitue pas une menace. Alors pourquoi ça traîne ? »

Mohamed Cherfi ne constitue pas un danger pour la population canadienne, bien au contraire. Les autorités américaines ont elles-mêmes complété leur enquête de sécurité après qu'il ait obtenu son statut de réfugié politique chez eux à l'été 2005 (où il habite en ce moment). Les autorités canadiennes ont elles-mêmes déjà confirmé dans les médias, en mars 2004, qu'il ne constituait aucun danger. Mohamed Cherfi a d'ailleurs fourni aux autorités d'immigration les attestations indiquant qu'il n'a aucun antécédent judiciaire dans tous les pays où il a vécu, incluant le Canada.

Louise Boivin, le Pasteur Gérald Doré ainsi que Serge Roy, représentant du Comité de solidarité avec Mohamed Cherfi, interpellent Citoyenneté et Immigration Canada, de même que le Ministère de la Sécurité publique (responsable des enquêtes de sécurité), afin qu'ils prennent les mesures pour que la dernière étape du traitement de cette demande d'immigration au Canada prenne fin dans les plus brefs délais et que Mohamed Cherfi puisse enfin venir rejoindre sa conjointe.

Comité de solidarité avec Mohamed Cherfi

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Pour informations et entrevues : 418-262-0144


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Immigration Canada continue d'empêcher Mohamed Cherfi d'entrer au Canada

Montréal, 10 novembre 2006. - - « Les autorités canadiennes de l'immigration continuent d'user de leur pouvoir arbitraire pour empêcher Mohamed de fouler le sol canadien. Il a pourtant été reconnu réfugié politique par les États-Unis, il y a un an et demi, preuve du caractère non fondé de la décision d'Immigration Canada de lui refuser le refuge politique », souligne Louise Boivin, la conjointe de Mohamed Cherfi.

On se souviendra qu'un large mouvement de contestation a surgit au moment où, en mars 2004, Mohamed fut expulsé manu militari du sanctuaire de l'église unie St-Pierre à Québec et déporté vers une prison américaine. Il a été emprisonné 16 mois, avant d'être reconnu réfugié politique par le tribunal d'appel de l'immigration américaine. Près de trois ans après sa déportation, Mohamed Cherfi est invité au Québec par les Rencontres internationales du documentaire de Montréal, dans le cadre de la première, à Montréal et Québec (les 11, 15 et 17 novembre), du film Bledi, mon pays est ici. Ce film réalisé par Malcolm Guy et Eylem Kaftan traite de son histoire et de celles des autres sans statut algériens.

Comme Mohamed Cherfi a été déporté du Canada, il doit obtenir une autorisation pour y revenir à titre de visiteur et faire lever l'interdiction de séjour. Il a déposé cette demande à Immigration Canada début juillet 2006, et payé les frais de 400$, de façon à pouvoir venir visiter sa conjointe à Montréal les fins de semaine, en attendant que sa demande de résidence permanente au Canada soit traitée. Il n'a aucun casier judiciaire et les autorités américaines évaluent qu'il ne constitue aucune menace pour la sécurité. Fin octobre 2006, Louise Boivin a interpellé Immigration Canada pour que cette autorisation de retour soit enfin accordée à son conjoint et qu'il puisse du coup participer aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Immigration Canada ne bouge pas.

L'attitude d'Immigration Canada s'inscrit en continuité avec les nombreuses irrégularités qui ont caractérisé le traitement du dossier d'immigration de Mohamed alors qu'il était toujours au Canada et qui se sont poursuivies après sa déportation:

- Ingérence des autorités fédérales dans la révision de son dossier par la ministre québécoise des Relations avec les citoyens et de l'Immigration fin 2003;
- violation du sanctuaire de l'église St-Pierre par un acte de collusion entre la police de Québec et les services d'immigration;
- violation du droit constitutionnel de Mohamed de voir un avocat et de comparaître devant un juge à la suite de cette arrestation (ce qui a amené la Ligue des droits et libertés à demander une enquête publique sur l'événement);
- refus que Mohamed soit accompagné de son avocat lors d'une entrevue avec lui en prison par les services d'immigration qui traitaient sa demande de résidence permanente (alors qu'ils avaient confirmé jusqu'à une semaine auparavant que son avocat pourrait être présent);
- entrevue d'évaluation de sa demande de protection en vertu de la Convention de Genève sur les réfugiés faite de façon inadéquate et non conforme aux critères d'objectivité et de rigueur qu'exige une telle évaluation selon les ententes internationales;
- refus d'accorder la protection à Mohamed à la suite de cette pseudo-évaluation.

Il va de soi que les manoeuvres dilatoires dans le traitement du dossier d'immigration de Mohamed Cherfi, de 2003 jusqu'à aujourd'hui, constituent un moyen de représailles politiques à son égard parce qu'il était l'un des porte-parole de la lutte des sans statut algériens de 2002-2003. Cette lutte a obligé Immigration Canada à régulariser environ 900 adultes et enfants qu'elle souhaitait déporter.

L'injustice que les autorités d'Immigration Canada expriment à l'égard de Mohamed Cherfi et de sa conjointe Louise Boivin sont aussi le lot de milliers de personnes qui font des demandes d'immigration ou de protection au Canada, de l'intérieur ou à partir de l'étranger. Ces personnes sont traitées comme des infra-humains, avec des infra-droits ou aucun droit, ce qui contrevient entièrement à la Déclaration universelle des droits de l'Homme, ratifiée par le Canada.

Comité de solidarité avec Mohamed Cherfi

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